
... "Quelqu'un à dit, ce n'est pas moi, : "Il faut supprimer la peine de mort, sauf contre les architectes"!
Rien que pour cela, il faut absolument que je me procure ce film. Absolument.

La bande-annonce claironnait une couleur bouchère : sang de blonds sans répit, à l'hectolitre, et de la dessoude-trucidation ad. lib. par batte, dague, petit calibre, gros bastos et dynamites.
L'histoire est simple. Dans le Grand Nord, en route vers un camp de trappeurs, un homme et son chien s'arrêtent sur la piste pour construire un feu. C'est urgent. Une nécessité vitale pour ce corps qui n'obéit plus, tenaillé par le froid, assailli et fébrile. Les membres gourds, l'homme le sait. Pour poursuivre sur la piste il faut s'arrêter, maintenant, vite, et ranimer le corps par les flammes pour envisager repartir. L'exercice a déjà était des centaines de fois par l'homme. Il en sait l'importance, il en connait le prix. Mais cette fois-là hasard et maladresses rendront le combat difficile et fatal.
Le gout de Pâques n'est pas toujours chocolaté. Il y a deux ans, un cycle s'achevait pour moi. Sanction d'attitudes, accusé de déception bien reçu. Juste retour de flammes.

"A son retour à Rome, par une belle après-midi ensoleillée, le Pape aurait confié à une journaliste, sans aucune honte et avec un sourire assumé : "Il fait beau aujourd'hui !"
Ces propos ont aussitôt soulevé dans le monde entier une immense émotion et alimentent une polémique qui ne cesse de grandir.
En effet déjà quelques réactions d'autorité se font entendre devant tant d'arrogance et de mépris envers autrui, la vie, la différence, et la liberté citoyenne :
Le maire de Bordeaux : "Alors même que le pape prononçait ces paroles, il pleuvait à verse sur Bordeaux ! Cette contre-vérité, proche du négationnisme, montre que le pape vit dans un état d'autisme total. Cela ruine définitivement, s'il en était encore besoin, le dogme de infaillibilité pontificale !"
Le Grand Rabbin de France : "Comment peut-on encore prétendre qu'il fait beau après la Shoah ?"
Le titulaire de la chaire d'astronomie au Collège de France : "En affirmant sans nuances et sans preuves objectives indiscutables qu"il fait beau aujourd'hui", le pape témoigne du mépris bien connu de l'Église pour la Science qui combat ses dogmes depuis toujours. Quoi de plus subjectif et de plus relatif que cette notion de "beau" ? Sur quelles expérimentations indiscutables s'appuie-t-elle ? Les météorologues et les spécialistes de la question n'ont pas réussi à se mettre d'accord à ce sujet lors du dernier Colloque International de Caracas. Et Benoît XVI, ex cathedra, voudrait trancher, avec quelle arrogance ! Verra-t-on bientôt s'allumer des bûchers pour tous ceux qui n¹admettent pas sans réserve ce nouveau décret ?"
L'Association des Victimes du Réchauffement Planétaire : "Comment ne pas voir dans cette déclaration provocatrice une insulte pour toutes les victimes passées, présentes et à venir, des caprices du climat, inondations, tsunamis, sécheresse ? Cet acquiescement au "temps qu¹il fait" montre clairement la complicité de l'Église avec ces phénomènes destructeurs de l'humanité, il ne peut qu'encourager ceux qui participent au réchauffement de la planète, puisqu'ils pourront désormais se prévaloir de la caution du Vatican."
Le Conseil Représentatif des Associations Noires : "Le pape semble oublier que pendant qu'il fait soleil à Rome, toute une partie de la planète est plongée dans l'obscurité. C'est là un signe intolérable de mépris pour la moitié noire de l'humanité!"
L¹Association féministe Les Louves : "Pourquoi "il" fait beau et pas "elle" ? Le pape, une fois de plus s¹en prend à la légitime cause des femmes et montre son attachement aux principes les plus rétrogrades. En 2009, il en est encore là, c’est affligeant !"
La Ligue des Droits de l¹Homme : "Ce type de déclaration ne peut que blesser profondément toutes les personnes qui portent sur la réalité un regard différent de celui du pape. Nous pensons en particuliers aux personnes hospitalisées, emprisonnées, dont l'horizon se limite à quatre murs ; et aussi à toutes les victimes de maladies rares qui ne peuvent percevoir par leurs sens l'état de la situation atmosphérique. Il y a là, sans conteste, une volonté de discrimination entre le "beau", tel qu'il devrait être perçu par tous, et ceux qui ressentent les choses autrement. Nous allons sans plus tarder attaquer le pape en justice."
A Rome, certains membres de la Curie ont bien tenté d'atténuer les propos du pape, prétextant son grand âge et le fait qu'il ait pu être mal compris, mais sans succès jusqu'à présent."
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Cet épisode n'est pas sans nous rappeler le dernier scandale du Pape sur ses déclarations honteuses et pernicieuses* à l'égard des ennemis de la Vérité et du pâté en croûte. Le Vatican et ses services secrets ont voulus occulter ce dérapage et cette provocation haineuse. Mais la vérité est ici


Le chat ouvrit les yeux
Le soleil y entra.
Le chat ferma les yeux
Le soleil y resta.
Voilà pourquoi le soir,
Quand le chat se réveille,
J'aperçois dans le noir
Deux morceaux de soleil.


Et pas de poste restante. Pas de fil d'Ariane. Pas de reconnaissance vocale. Pas de mouchoir au sol. Pas de croix sur les arbres. Pas de miettes sur sentier. Pas de caillou itou. Pas de crinoline dans les branches. Pas de papier à terre. Pas de mots en l'air. Et pas de ronds dans l'eau.
"Si les hommes ne dansaient pas sur les volcans, je me demande où et quand ils danseraient; l'important est de bien savoir que l'on a le volcan sous les pieds, afin de gouter son vrai plaisir d'homme libre".



La geôle s'est ouverte, le gardien a paru.
C'est l'intermède entre deux phases de notre session de formation. Un café sur la table, ma collaboratrice -la châtaigne, celle qui glousse devant les pensées de Van Damne- me propose un jeu débile, ordi allumé face à elle.


réponses pour lire vos pensées et vous dévoiler in fine le nom de celui ou de celle à qui vous pensez ! Que ce soit Marlon Brando, Jessie James, Rembrandt, Brigitte Bardot, votre ex-amoureuse, votre patron ou votre (mon) fantasme inavoué : Scarlett Jonhansson !!! Je sais, Albertine ne va pas être d'accord. Mais bon, j'assume. Le pire c'est quand le verdict du virtuel devin s'affiche, photo de la personne -si elle est connue - en prime (pas celle de votre boss, votre voisin ou votre régulière bien sûr!).
Un livre lu c'est combien d'amis-mots ? Combien de phrases assimilées, incorporées ? Quelles phrases m'ont atteint pour être ici ciment, là pansement, et aqui mismo matière à construire, édifier ? Que reste t'il en nous de ces mots ingérés ?



Il rencontrera durant son périple moult personnes qui lui donneront chacune à sa façon un éclairage, une piste sur l'objet de sa quête spirituelle. Ce chemin sur la caillasse et la boue c'est le chemin de l'apprentissage de la "prière du cœur" si chère aux orthodoxes. C'est vraiment une plongée intéressante dans une mentalité "exotique" pour qui n'est pas slave, ni familiarisé avec l'orthodoxie, ses rites et pratiques.











Vous avez quinze minutes à attendre, chez le doc, chez le garagiste, chez votre assureur. Profitez-en pour les ensemencer, pour y faire pousser quelques rêves paysagers...


Petit livre, grand bonheur.
Vassia, pas plus qu’Arkacha n’arrivent alors à maitriser ce subit déferlement de joie mêlé d’angoisse qui les inonde et qui finira par submerger Vassia, qui perdra pied, ne trouvant qu’une bouée pour s’accrocher à la vie dans la folie, en niant ce bonheur trop lourd dont au fond il ne se sent pas capable de vivre et d'assumer.
Ici tout est effusion de sentiment: le cœur cède, sans retenue.
Je sais, j'ai quatre ans de retard, et alors ?


Gabin, du Bébel !Quel plaisir de revoir ce bijou signé Henri Verteuil, avec Bébel et Gabin servis par des dialogues cousus main de Michel Audiard; adaptation excellente du roman d'Antoine Blondin, expert hors pair en bars parallèles.
C’est une histoire simple qui se boit au mètre, comme du Picon-Bière un samedi soir entre estropiés. De première vue çà peut paraitre d’une trivialité de cave. Mais non. Enfin si...
Histoire buvable qui réchauffe d’un alcoolique repenti (Gabin) devenu hôtelier qui reprend le chemin de la dive bouteille lorsqu’un alcoolique à temps-partiel (Bébel) investi son hôtel et réveille en lui de vieux démons mal endormis… Après avoir dignement résisté, Gabin replonge derechef dans l’ivresse rituelle pour accéder à ses rêves désertés : la Chine, la descente en jonque du Yang-Tsé-Kiang, etc. La joie du démiurge buveur est ici alors indicible et enviable. Car Gabin trouve finalement très vite une raison d’accompagner Bébel (est-il besoin de le dire : on a toujours une bonne, voire très bonne raison de boire !). L'alcool devient ici un véhicule fabuleux, propre à faire voyager nos types dans leur passé et leurs pensées les plus démesurées. Ce qui donnent lieu à des dialogues superbement inspirés. C’est drôle est réellement spirituel. Et il faut voir les types, ils n’ont pas le vin petit et misérable comme les collègues du troquet d’en face : non de non ! Plus ils boivent et plus ils sont généreux, plus ils boivent et plus ils sont poètes, plus ils boivent et plus ils grandissent en âme ! Hallucinant ! C'est gentiment barjot sur les bords est çà voisine au génial en son centre.
En fait ce n’est pas tant l’alcool qui prime : c’est le sentiment (blague mise à part) ! L’alcool est juste un révélateur, un moyen de voir s’incarner grandeur-nature les toiles imaginaires de nos piliers de comptoirs. Et si on voulait en tirer enseignement on dirait surement que la meilleur façon de devenir spirituel c’est de choucher; licher, pitancher sans faillir les meilleur spiritueux, entre amis.
Mais je ne le ferrai pas, je le suggèrerai seulement, pour ne pas vous saouler.
Et cette phrase flottante qui vous habite encore le film fini :
"Un jour nous prendrons des trains qui partent".
Comme les singes en hiver, en Asie...



